maquette écurie active

Maquette 3D d’un exemple de structure d’une écurie active.

Ne plus distribuer le foin, ni les granulés ? Fini d’attendre 19h pour que les chevaux aient bien leurs trois repas suffisamment espacés ?

C’est le concept d’écurie active (c’est le nom de ce type d’hébergement) qui progressivement semble séduire des écuries aux profils différents.

En fait, il s’agit de toute une structure dédiée à ce nouveau mode d’alimentation et d’hébergement. Fini le box ! Les chevaux vivent dans un paddock avec une structure couverte, et ils vont et viennent comme ils le souhaitent. La distribution se fait grâce à des automates à l’intérieur de l’abri, et la quantité est définie par un transpondeur fixé sur un collier. Les joies de la technologie ? Le tout est relié à votre smartphone, ce qui vous permet de savoir que Pirouette n’est pas allée manger depuis 12 heures.

Soit, le progrès est bien utile et c’est sur que c’est un gain de temps (et pas des moindres) puisque la nourriture n’est plus à distribuer et que les chevaux peuvent profiter des joies du paddock. Selon les témoignages des écuries partenaires, « les chevaux sont plus confiants, plus sereins, leur état physiologique et mental s’améliore (plus de problème gastrique, colique ou autre), ils ont une meilleur locomotion, et les problèmes comportementaux, de style stéréotypie par exemple, disparaissent ». Comme quoi le concept marche.

                                            Mais

étant issue d’une formation agricole, cela ne me rappelle que trop bien un système de robot de traite pour vaches laitières, qui permet à la vache d’être nourrie quand elle vient se faire traire. Même si il n’y a pas de traite ici, je trouve que le système pousse à l’intensification de l’élevage, puisque généralement on profite du nourrissage pour vérifier l’état des chevaux et faire sa visite quotidienne. Même si on est tenu au courant grâce au lien avec le smartphone, je trouve que ça bloque en partie le lien qu’on a avec ses chevaux. Et derrière, le fait de se libérer de la contrainte de la distribution de l’alimentation augmente l’astreinte quotidienne.

Et le coût dans tout ça ? Même si ce n’est pas mentionné sur le site, cela ne doit pas être un prix à 4 mais plutôt à 6 chiffres. Et le travail dans tout ça ? Les transpondeurs résistent-ils à une utilisation régulière et soutenue ?

En conclusion,

je pense que le concept est carrément intéressant et pour une fois on prend sérieusement en compte les besoins fondamentaux des chevaux (vivre en groupe, de déplacer…) mais aussi notre confort de travail en limitant la distribution manuelle de l’aliment. Cependant, je ne crois pas que ce genre de structure soit adapté à une écurie de compétition ou de pension de travail, mais j’attends qu’on me prouve le contraire. Derrière l’aspect du confort, je trouve qu’on tend à se rapprocher des exploitations laitières, et du coup cela limite le contact chevaux/hommes.

Restons réalistes : aucun concept ne pourra avoir tous les avantages du monde sans aucun inconvénient, c’est bien le problème.

Et vous, que pensez vous de ce principe d’hébergement ?

 Le site du concepteur 

Publicités